Cancer du sein
Si vous faites partie des centaines de milliers de femmes qui ont reçu un diagnostic de cancer du sein cette année, sachez que vous avez beaucoup plus de chances de vaincre cette maladie aujourd’hui qu’on en avait il y a dix ans. La chose la plus difficile pourrait être de décider quelle solution choisir parmi toutes celles qui vous seront présentées.

Ce qu’est le cancer du sein
Le cancer débute lorsque des cellules anormales se développent et en viennent à former une petite bosse (tumeur) dans le sein. Dans environ 90% des cas, la tumeur se forme dans les canaux galactophores (carcinome canalaire) ou dans la glande mammaire (carcinome lobulaire). Lorsque les cellules cancéreuses restent sur la paroi canalaire sans l’infiltrer, on parle de carcinome canalaire in situ, ou CCIS. Il est très rare qu’une tumeur se développe dans les tissus conjonctifs ou la graisse dont est composé le reste du sein.
Lors du diagnostic, la tumeur du sein est classée selon son stade de développement, soit de 0 (stade le moins avancé) à IV (stade le plus avancé). Ces indications portent sur la grosseur de la tumeur et sur la prolifération ou non des cellules malignes ailleurs dans l’organisme. Vous connaissez peut-être le stade de votre maladie. C’est important dans la mesure où cela permet d’établir un programme de traitement qui tiendra compte de votre situation particulière. Le diagnostic permet également de déterminer si la tumeur est hormonosensible ou pas.
Personnes à risque de cancer du sein
La majorité des cas de cancer du sein se déclarent chez les femmes de plus de 50 ans, et l’incidence augmente avec l’âge. Plus le diagnostic et le traitement sont précoces, meilleures sont les chances de survie.
Traitement du cancer du sein
Le traitement varie beaucoup selon les personnes. Ce qui est recommandé pour vous pourrait ne pas être la meilleure solution pour une autre femme. En règle générale, les facteurs qui déterminent le traitement sont la grosseur de la tumeur, son degré de malignité et son point d’attaque. Plus on la dépiste tôt et plus est elle petite, plus on a de chances que l’intervention chirurgicale en vienne à bout. Il existe aussi de bons traitements pour les stades plus avancés, c’est-à-dire lorsque les cellules cancéreuses se sont propagées ailleurs dans l’organisme. En outre, pour décider du traitement, le médecin tiendra compte de votre âge, de votre état de santé général et de la taille de vos seins; il voudra également savoir si vous êtes ménopausée ou non. Le traitement qu’on vous proposera consistera probablement en une combinaison d’intervention chirurgicale, de chimiothérapie ou d’hormonothérapie, et de radiothérapie.
Il n’est pas facile de décider de ce qui sera le mieux pour vous. C’est normal d’avoir peur et de se sentir dépassé par l’abondance d’information et par les diverses opinions de tout un chacun. La supériorité d’un traitement sur un autre est parfois négligeable. Le programme le plus exigeant n’est pas nécessairement le meilleur : certaines interventions complexes et difficiles n’augmentent les chances de réussite que de 1%. En revanche, à moins que votre cancer soit à un stade avancé, vous bénéficierez de quelques semaines au moins pour vous renseigner sur les divers traitements possibles avant d’en entreprendre un. Consultez votre médecin afin qu’il confirme le diagnostic que vous avez reçu et discute avec vous des divers traitements proposés. Si vous obtenez deux opinions différentes, consultez un troisième, voire un quatrième médecin.
Si possible, consultez des experts avec qui vous pourrez parler sans gêne de vos craintes: celles d’être anesthésiée, de perdre un élément important de votre féminité, de voir le cancer se développer dans une autre partie de votre corps, etc. Les bons médecins sont familiers avec ce genre de préoccupations et peuvent vous conseiller sur la manière d’y faire face. Au bout du compte, la décision vous appartient. Tenez un journal et confiez-vous à des amis ou à des membres de votre famille; ces gestes et échanges permettent à de nombreuses femmes d’arriver à une décision qui les satisfont.
Médicaments contre le cancer du sein
Suite à l’intervention chirurgicale pour traiter un cancer de stade I, II ou III, vous devrez décider, avec l’aide de votre médecin, si vous prendrez des médicaments anticancéreux. La chimiothérapie et l’hormonothérapie peuvent toutes deux dépister et détruire les cellules cancéreuses aberrantes qui se développent dans votre corps. On les qualifie habituellement de thérapies systémiques.
La chimiothérapie est, ici, le traitement le mieux accepté; la plupart des femmes souffrant du cancer du sein en tirent des bienfaits. Que vous soyez ménopausée ou pas, que vos ganglions soient attaqués ou pas, vous avez plus de chances de jouir d’une guérison à long terme, sans rechutes, si vous subissez une chimiothérapie. Comme ce type de traitement détruit à la fois les cellules saines et les cellules cancéreuses, votre médecin pourrait vous le déconseiller s’il présente un risque plus élevé que le cancer lui-même. Ainsi, on ne vous le recommandera pas si votre cancer risque peu de se propager, si vous avez plus de 70 ans ou si vous souffrez d’une autre maladie grave.
Dans la plupart des cas, la chimiothérapie post-chirurgicale dure environ trois mois. Si votre tumeur est assez grosse (plus de 5 centimètres), votre médecin pourrait vous proposer une chimiothérapie pré-chirurgicale puis, une fois que vous serez remise de l’intervention chirurgicale, une chimiothérapie post-chirurgicale (ou adjuvante) d’une durée de six mois. On a obtenu de bons résultats chez les femmes dont les ganglions étaient atteints en prolongeant la chimiothérapie.
Les substances utilisées pour la chimiothérapie ont toutes un mode d’action spécifique. Certaines sont administrées par voie orale, d’autres par voie intraveineuse, c’est-à-dire par injection. Les effets indésirables varient également : si vos réactions sont particulièrement fortes, demandez à votre médecin de changer votre ordonnance. La plupart des régimes posologiques sont cycliques. Les associations telles que CMF (cyclophosphamide, méthotrexate et 5-fluorouracil) ou CD (cyclophosphamide et chlorhydrate de doxorubicine) sont courantes. La nature du récepteur hormonal est également à considérer dans le choix d’un traitement. Ainsi, dans le cas d’une tumeur de type récepteur hormonal négatif, le risque de rechute est moins élevé si on associe le paclitaxel (Taxol, dérivé de l’if occidental) au CD.
Si la tumeur est de type récepteur hormonal positif, l’intervention chirurgicale sera suivie d’un traitement d’hormonothérapie (anti-oestrogène) et ce, quels que soient votre âge et la grosseur de la tumeur, que vous soyez ménopausée ou non et que vos ganglions soient atteints ou pas. La thérapie anti-oestrogénique est utile même lorsqu’une infime action hormonale est à l’œuvre : elle peut empêcher votre propre œstrogène de stimuler les cellules cancéreuses et de provoquer la formation de nouvelles tumeurs.
Les médicaments les plus couramment utilisés dans la thérapie anti-oestrogénique sont les modulateurs sélectifs des récepteurs oestrogéniques (MSRE), tout particulièrement le tamoxifène (Nolvadex). Par un étonnant tour de passe-passe, cette substance empêche l’oestrogène de se fixer sur les récepteurs des cellules du sein: comme elle a une structure semblable, les cellules cancéreuses l’acceptent. Trompé par ce subterfuge, votre propre œstrogène cesse d’envoyer le signal de «croissance» qui stimule les cellules cancéreuses. Le tamoxifène provoque également la mort de ces dernières. Il diminue de moitié le risque que le cancer apparaisse dans l’autre sein et amoindrit le risque qu’il se propage ailleurs dans l’organisme. Les résultats d’études indiquent qu’il est préférable de le prendre durant cinq ans plutôt que durant un ou deux ans. Ses principaux effets indésirables sont les bouffées de chaleur et les pertes vaginales. Si vous êtes porteuse du gène BRCA1 (une mutation génétique associée à une forme héréditaire de cancer du sein), le tamoxifène ne pourra probablement pas prévenir l’apparition du cancer mais il pourrait combattre un cancer du sein déjà existant. Il peut également diminuer le risque de cancer chez les personnes porteuses du gène BRCA2, une autre variation génétique.
Les inhibiteurs de l’aromatase (IA), une autre famille d’agents hormonothérapeutiques, ciblent l’œstrogène en bloquant l’action de l’aromatase, une enzyme essentielle à sa production. Ces médicaments ne sont pas utiles pour les femmes encore fertiles car ils ne peuvent s’opposer à la prodigieuse production d’œstrogène par les ovaires. Par contre, les femmes ménopausées dont le cancer est à un stade avancé peuvent en bénéficier. L’anastrozole (Arimidex), qui appartient à cette famille, semble au moins aussi efficace que le tamoxifène.
Les femmes encore fertiles qui sont affligées d’une tumeur de type récepteur hormonal positif peuvent se voir proposer l’ablation médicale ou chirurgicale des ovaires, afin de freiner la production d’œstrogène. Cependant, cette intervention met également un terme à la vie fertile et peut être émotionnellement éprouvante. Si le cancer est particulièrement agressif et s’est propagé, le médecin pourrait recommander un agent biologique, le trastuzumab (Herceptin), qui agit comme anticorps monoclonal. En ciblant une protéine (HER2) présente en abondance dans certaines tumeurs, il bloque la croissance des cellules cancéreuses dans environ 30% des cas.
Changements dans le mode de vie
Quand on souffre du cancer du sein, il est essentiel de tenir compte de ses émotions autant que de son corps. Voici quelques conseils à cet effet :
- Inscrivez-vous à un groupe de soutien. Cela vous aidera à faire face à la gamme de sentiments et émotions que vous éprouvez sans doute : peur, colère, sentiment de solitude et que votre corps vous a trahi, désespoir, etc. Certains de ces groupes ouvrent également leurs portes aux enfants, conjoints et autres membres de la famille afin de les aider à composer avec votre maladie.
- Faites de l’exercice régulièrement. De nombreuses femmes affirment que l’exercice les aide à mieux supporter leur traitement. Si vous avez eu un curage axillaire (ablation des ganglions au niveau de l’aisselle), informez-vous sur les exercices du bras et de l’épaule que vous pouvez pratiquer.
- Ayez une alimentation équilibrée et riche en nutriments. Ce genre d’alimentation peut aider votre organisme à retrouver l’énergie dont il a besoin pour rester en santé et combattre le cancer.
- Maintenez un poids santé. Les kilos en trop pourraient contribuer à augmenter votre risque de rechute.
- Apprenez à vous détendre. Prenez beaucoup de repos. Explorez des techniques telles que le biofeedback, le massage et la méditation.
Interventions pour le traitement du cancer du sein
L’intervention chirurgicale est la première étape dans le traitement du cancer du sein. Elle permettra de déterminer, entre autres facteurs, de quel type de tumeur il s’agit et si elle est hormonosensible ou pas. Cette intervention, que l’on appelle biopsie, est pratiquée par un chirurgien ou un radiologue. Pour la plupart des femmes, la deuxième étape consiste à exciser la tumeur. C’est votre meilleure chance de guérir, d’arrêter la croissance de la tumeur et d’empêcher que le cancer se communique à d’autres tissus. S’il est important pour vous de préserver la forme naturelle de vos seins, parlez avec un chirurgien esthétique des différentes possibilités de chirurgie reconstructive.
Il existe aussi un certain nombre de possibilités pour l’ablation de la tumeur.
Si elle est de stade I ou II, le chirurgien devrait être en mesure d’éradiquer le cancer tout en gardant votre sein pratiquement intact. On a alors recours à la chirurgie mammaire conservatrice ou à la mastectomie partielle. Vous devrez ensuite suivre un traitement radiothérapeutique pendant six ou sept semaines afin de détruire les cellules cancéreuses restantes. Des milliers de femmes choisissent aujourd’hui l’une de ces approches leur permettant de conserver leur sein. Les résultats des derniers essais d’importance indiquent que les chances de survie à long terme sont aussi bonnes pour la chirurgie mammaire conservatrice que pour la mastectomie partielle ou totale.
Si votre tumeur est de stade III ou à un stade inférieur mais que vous avez de petits seins, il serait peut-être préférable de subir une mastectomie totale (ablation complète du sein). Il en existe diverses formes. Dans la plupart des cas, l’intervention consiste en une mastectomie radicale modifiée, au cours de laquelle on pratique l’ablation du tissu du sein, de l’aponévrose du muscle pectoral et des ganglions axillaires. Seulement si le cancer s’est répandu dans les pectoraux, le chirurgien pratiquera une mastectomie radicale ou mastectomie totale élargie, qui consiste en l’ablation du sein, des ganglions et des muscles situés sous le sein. Il arrive que la chimiothérapie avant intervention chirurgicale (chimiothérapie néo-adjuvante) réduise suffisamment la tumeur pour permettre une chirurgie mammaire conservatrice. Enfin, la mastectomie totale ou simple est un traitement possible dans le cas du CCIS.
Après l’intervention chirurgicale, les femmes suivent habituellement une radiothérapie afin de détruire les cellules aberrantes qui pourraient rester dans le sein, la paroi du thorax ou l’aisselle. (Il arrive qu’on recommande la radiothérapie avant l’intervention chirurgicale afin de réduire la tumeur.) Parfois essentielle pour survivre au cancer du sein, la radiothérapie vaut l’inconfort, la fatigue, les problèmes cutanés (rougeur, altération de la couleur, cloques) et les autres effets indésirables qu’elle provoque. D’autant plus que, grâce aux innovations technologiques, elle produit moins d’effets indésirables qu’elle le faisait auparavant.
Amplement recommandée, la thérapie avec radiations de haute énergie consiste à diriger deux faisceaux opposés de rayons X de haute énergie sur le sein en veillant à ce qu’ils ne touchent pas les organes vitaux. Cette intervention est effectuée cinq jours par semaine pendant environ cinq semaines. Ensuite, on administre, pendant une ou deux semaines, une radiothérapie par rayonnement focalisé.
Si vous avez subi une chirurgie mammaire conservatrice pour une petite tumeur précoce et êtes ménopausée, vous pourriez être une bonne candidate pour la curiethérapie. Il s’agit de perles radioactives de la taille d’un grain de riz qui sont implantées directement dans les tissus de la tumeur, là où le cancer est le plus susceptible de réapparaître. Les traitements ont lieu deux fois par jour et s’étalent sur quatre ou cinq jours; les effets indésirables semblent peu marqués. On ignore encore beaucoup de choses sur cette technique, mais les premiers résultats indiquent que, pour certaines femmes, elle est aussi efficace pour prévenir les rechutes que la radiothérapie habituelle.
Les dernières découvertes indiquent que l’association de la radiothérapie et de la chirurgie mammaire conservatrice pour les cancers de stades I et II offre les mêmes chances de survie à long terme que la mastectomie. Cependant, sans la radiothérapie postchirurgicale, le risque de rechute sur le site ou à proximité de la tumeur est beaucoup plus élevé. Si vous devez subir une mastectomie, votre médecin vous recommandera certainement la radiothérapie, particulièrement si votre tumeur est grosse ou que quatre ganglions ou plus sont atteints. Il est moins certain que cette intervention vous soit utile si trois ganglions ou moins sont touchés.
Questions à poser à votre médecin
- Quelles sont mes chances de survivre à ce cancer du sein?
- Quels sont les effets indésirables du traitement que vous me proposez?
- Vais-je retrouver ma silhouette un jour? Qu’en est-il de la chirurgie reconstructive?
- Suis-je à risque d’autres formes de cancer?
- Quelle est votre expérience en matière de cancer du sein? Quel est le taux de survie de vos patientes?
Vivre avec le cancer du sein
Si vous avez reçu un diagnostic de cancer du sein, vous devrez prendre des décisions qui auront une grande influence sur votre existence. Voici quelques conseils qui vous aideront dans cette démarche :
- Allez voir le médecin en compagnie d’un(e) ami(e). Demandez-lui de prendre des notes pendant que vous discutez avec votre médecin des différentes possibilités de traitement, et de poser les questions que vous ne vous sentez pas capable de poser. Mieux encore, enregistrez la rencontre. Vous pourrez ensuite écouter l’enregistrement à tête reposée.
- Évaluez vos besoins. Il est essentiel que vous soyez à l’aise avec le traitement que vous suivrez; si ce n’est pas le cas, envisagez d’autres solutions. Prenez le temps de réfléchir aux questions suivantes : Quelle solution vous semble la meilleure? Pensez-vous pouvoir supporter les effets indésirables d’un traitement? Pouvez-vous compter sur du soutien de la part des membres de votre famille ou de vos amis?
- Inscrivez-vous à un essai clinique. Il y a de fortes chances que vous vous retrouviez ainsi entre les mains de médecins hautement expérimentés.
- Planifiez l’achat d’une perruque. Comme vous risquez de perdre vos cheveux en conséquence des traitements, prenez rendez-vous avec un perruquier avant de les subir. Choisissez le style et la couleur qui vous correspondent le mieux. Un coiffeur pourra y mettre la touche finale. Si le médecin vous a prescrit le port d’une perruque, votre compagnie d’assurance remboursera les frais.
Prévention du cancer du sein
- Faites attention aux gras. Certaines catégories de matières grasses semblent avoir pour effet d’élever le taux d’oestrogènes, augmentant le risque de souffrir du cancer du sein. Les résultats d’une étude récente menée en Suède indiquent que les gras mono-insaturés pourraient contribuer à diminuer le risque tandis que les gras polyinsaturés l’augmenteraient. Les huiles d’olive et de canola, toutes deux mono-insaturées, et les acides gras oméga-3 présents dans le saumon, la sardine et le hareng constituent de bons choix. Évitez les gras trans, présents dans la margarine en bâtonnet, de même que les produits de boulangerie et de pâtisserie et les collations préemballés (lisez l’étiquette pour savoir si le produit contient des huiles partiellement hydrogénées) et les huiles de maïs, de tournesol et de carthame, riches en gras polyinsaturés.
- Consommez des aliments riches en fibres. Ces substances se lient à l’oestrogène en surplus et l’évacuent par le tractus intestinal. Les légumineuses, le riz entier, le pain et les céréales de grains entiers, de même que de nombreux fruits et légumes en sont riches.
- Consommez des fruits et des légumes. Assurez-vous notamment de prendre de bonnes quantités de légumes crucifères – brocoli, chou, chou-fleur - qui stimulent la production d’enzymes anticancéreuses.
- Prenez du soya. Cette plante est riche en isoflavones, composés qui sont proches de l’oestrogène et qui bloquent l’action de cette dernière. Utilisez la farine de soya dans vos plats, ajoutez du tofou dans vos soupes et plats principaux, consommez des grains de soya verts (edamame) et buvez du lait de soya.
- Évitez les additifs. Autant que possible, consommez de la viande et des produits laitiers provenant d’animaux et de volaille élevés sans hormones. Lavez vos fruits et légumes et pelez-les pour éliminer les résidus de pesticides.
- Restez active. Les résultats d’études indiquent que le risque de souffrir du cancer du sein est de 37% moins élevé chez les femmes qui font de l’exercice au moins quatre heures par semaine, comparativement à celles qui n’en font pas. Cet effet s’explique peut-être par le fait que, en brûlant des calories et en perdant de la graisse corporelle, l’exercice aurait pour effet de faire baisser la production d’oestrogène.
- Faites de la prévention. La mammographie peut détecter un cancer du sein deux à cinq ans avant que vous ne sentiez une protubérance au toucher. Si vous êtes âgée de 50 à 69 ans, passez une mammographie et faites-vous examiner les seins par le médecin tous les deux ans. (Les femmes à risque élevé pourraient nécessiter une mammographie plus souvent.) En outre, faites un auto-examen de vos seins tous les mois, sept à dix jours avant vos règles si vous êtes encore fertile, le même jour tous les mois si vous êtes ménopausée. On estime que si toutes les femmes pratiquaient un auto-examen mensuel et passaient une mammographie lorsque c’est recommandé, plus de 15 000 vies seraient sauvées chaque année en Amérique du Nord.
- Envisagez la possibilité de prendre un MSRE. Le tamoxifène, médicament utilisé couramment dans le cancer du sein, pourrait contribuer à prévenir la maladie. Cependant, de nombreux médecins croient que ses effets indésirables (risque plus élevé de contracter le cancer de l’endomètre et formation de caillots sanguins) ne compensent pas les bienfaits qu’il peut apporter. Seules les femmes à risque élevé devraient envisager de prendre ce médicament à titre préventif. Les chercheurs étudient présentement un nouveau modulateur sélectif des récepteurs oestrogéniques, l’Evista, qui pourrait procurer les mêmes bienfaits tout en présentant moins d’effets indésirables.
- Prenez de la vitamine E. Au cours d’une étude de petite envergure menée à la State University of New-York de Buffalo, on a observé que le risque de contracter le cancer du sein était de 80% plus faible chez les participantes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein mais dont l’alimentation apportait 10 UI ou plus de vitamine E par jour. Demandez à votre médecin ou votre consultante en nutrition de vous indiquer les doses que vous pouvez prendre sans danger.
- Limitez votre consommation d’alcool. On a établi un lien entre une forte consommation d’alcool et une augmentation du risque de souffrir du cancer du sein. Ne prenez pas plus de un à trois verres par semaine.
Adapté de: Know Your Options: The Definitive Guide to Choosing The Best Medical Treatments; Lookin

















